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    HISTORIQUE DE LA LUTTE

     
    DOCUMENTS

    Le 24-09-2018 / 07.05            





    FONCTIONNEMENT INTERNE DES FV A PARTIR DE L'EXPERIENCE D'UN GROUPE LOCAL.

    Sous certains côtés, les Faucheurs de l’Hérault, ont toujours été à la pointe du combat contre les OGM et qualitativement par le nombre de leader qui en sont issus et qui ont fait largement connaître cette problématique et quantitativement, par l’importance des troupes qu’ils sont arrivé à mobiliser sur ce département. Cette constatation est peut-être liée à une situation géographique qui a mis historiquement l’Hérault en relation étroite avec ce qui se passait sur le Larzac des années 70, donc en premier lieu, avec la dynamique de « Paysans Travailleurs », de la « Confédération Paysanne » puis plus tard, de « Construire un monde Solidaire ». Rappelons aussi pour mémoire, que l’action du CIRAD a eu lieu à Montpellier. Pour expliquer cette dynamique locale, il vaudrait donc mieux observer une logique territoriale Sud Aveyron – Nord-Hérault - Nord-Gard : Jean-Baptiste est de l’Hérault, Dominique, Guy, Jean-Émile, Jean, Christian, Francis, ont tous été localement de hauts responsables de la Conf’ et/ou de très bons porte-paroles du mouvement. Ils ont drainé beaucoup de monde derrière eux et certains restent encore actifs. Cela dit, plusieurs choses expliquent, la disparition de l’un ou l’autre de ces représentants au sein des Faucheurs car en près de 20 ans, il y a eu des évolutions dans le groupe du 34, des évolutions qui par ailleurs, correspondent à celles qui ont eu lieu au niveau national.

    Tant que la lutte contre les OGM, a été tirée par la Conf’, les membres de ce syndicat ainsi que leurs proches, se sont fortement impliqués, je pense ici, aux nombreuses personnes qui localement, par exemple dans le Minervois, sont allées au turbin. C’était alors, une alternative à l’agriculture industrielle qui défendait sa peau. Premier accro suite aux procès du CIRAD et/ou de Nérac, Riesel abandonne très vite la lutte et avec lui, on peut l’imaginer pas mal d’adhérents syndicaux et politiques qui ne se sont plus retrouvés dans cette évolution de la Conf’ et des Faucheurs-Paysans, vers les procès fleuves et donc, vers de gros risques financiers et pénaux. On assiste ainsi, très tôt à un premier minage du front des OGM, par une partie de la gauche « révolutionnaire », une gauche il faut le dire, historiquement très en décalage avec les problématiques complexes liées à l’environnement. Ce n’est pas le seul désaccord car sur fond de problématique de convergence des luttes et de non-violence, déjà certains membres de Greenpeace renâclent eux aussi, à monter au créneau ainsi que la plupart des Verts. Il faudra un jour, qu’on nous explique cette situation. Ceci étant, pendant cette période, l’appui syndical dans son ensemble, FSU, SUD, CGT, ATTAC, etc, est resté acquis à la lutte contre les OGM car elle cadrait encore assez bien avec la question de « la Malbouffe » et de l’Altermondialisation. Il faut toutefois voir ces appuis, comme des appuis tactiques qui permettaient facilement de se faire valoir en tant que solidaires des luttes globalisées, chacun rendant en cas de besoin, un coup de main aux autres.

    Les procès de Millau sont très représentatifs de ce moment héroïque où l’on a vu côte à côte, ceux qui restaient dans le système industriel et ceux qui tentaient de s’en échapper. Par la suite et relativement à cette instabilité, la « dérive productiviste » de la Conf’ sous P Colin, montre que l’impossibilité pour un syndicat, de se situer réellement à l’extérieur d’une politisation trop binaire des luttes et des courants de pensées historiques dominants, influençait déjà très en amont, les résultats à la baisse, du mouvement altermondialiste dans son ensemble. A mon sens, la Conf locale (34), ne se remettra pas complètement, de ces formes de luttes ouvertes, contre les multiples processus de mondialisation en cours.

    Cela dit, et ce qui doit à mon avis, rester dans l’Histoire des faucheurs, c’est que la Conf’ et Paysans Travailleurs, auront été au départ, les seuls véritables outils pratiques (c’est à dire non strictement idéologiques), des courants de pensées altermondialistes et ceci, bien avant que ces derniers ne soient une fois de plus, récupérés par le lobby de la gauche ouvriériste et/ou « révolutionnaire », c’est à dire avant que ces lobbies n’extraient du corpus des luttes sociales, la projection obligatoire qui devait s’opérer vers les problématiques environnementales. Dans ce cadre, plutôt que de tergiverser sur la bonne méthode d’enfoncer un clou, il aurait fallu tout simplement considérer le système incriminé comme une véritable entreprise de démolition industrielle... Pour la suite de l’histoire, il faut donc garder en mémoire et admirer cette lutte vers le local, les circuits courts, le bio, la préservation des semences, la souveraineté alimentaire, la gestion de l’espace, etc, qui auront été les seuls véritables espaces de recomposition sociétales qui aient existé, admirer aussi le courage de ceux qui ont pris tous les risques, pour qu’il se mettent en place. Quant je dis garder en mémoire, je veux dire s’en servir puisque cela justifie et valide encore une partie de notre approche actuelle sur les OGM. Reste à parler ici, du rôle de la médiatisation des événements par la presse grand public, chère au situationnisme. Pour y voir plus clair, cette dernière partie mérite d’être longuement développée par certains FV ().

    Suite à l’incarcération puis à la libération de J Bové pour l’affaire du McDo on assiste avec la naissance sur le plateau du Larzac du mouvement des Faucheurs Volontaires, à une deuxième évolution de la lutte contre les OGM. Toutefois, le mouvement des Faucheurs Volontaires ne naît pas strictement d’une lutte ciblée contre ces derniers mais plutôt comme une expression tardive, des mouvances alternatives non violentes marginalisées depuis trop longtemps par le débat binaire gauche/droite et qui ont vu, elles-aussi, dans cette opportunité, une bonne occasion de faire valoir leurs points de vue historique, sur la marche du monde. En cela, la lutte non-violente contre les OGM, cristallise au départ les désirs d’évolution et de transition écologique dans paix de la plupart des Verts, de beaucoup de femmes qui ont investi le mouvement et de nombreux « apolitiques », c’est le coup de génie de Jean-Baptiste. En devenant l’affaire du courant post-soixante-huitard non violent, la lutte contre les OGM, s’élargit alors à d’autres personnes que le milieu agricole et le milieu syndical. Sociologiquement, elle devient en quelque sorte, le combat d’une frange de la société relativement anti-industrielle. Toutefois, cette composante, hormis Greenpeace, reste politiquement accrochée à la Gauche Verdoyante alors que c’est ce courant politique erratique post-industriel qui, sous Jospin et Voynet, a permis l’introduction des OGM. Comprenne qui pourra. L’AG de Verdun-sur-Garonne où l’on voit, face aux Faucheurs Volontaires, se mettre en place les premières milices de la FNSEA, est l’expression achevée de ce mélange des genres. On reste tout de même ici, de part l’inertie des constructions antérieures, dans une dynamique post Conf’ quant à la légitimité de la lutte ainsi que le plus souvent aussi, pour la recherche des parcelles...

    Tout se complique quand le pouvoir chiraquien, organisateur et seul bénéficiaire de la PAC(TOLE)/FNSEA, prend la décision de stopper brutalement le mouvement anti OGM, à Solomiac et à Valdiviennes car devant la répression de l’appareil d’État, le mouvement commence à perdre les appuis politiques et tactiques qui soutenaient depuis le début, l’illégalité des fauchages. A Solomiac, il y avait plus de 800 personnes, femmes et enfants compris qui sont passés devant, dont Krivine et Cochet (enfin, ces deux-là, ne sont pas arrivés jusqu’à la parcelle pour se faire gazer ou bombarder avec les grenades assourdissantes) et encore quelques écharpes tricolores. Quelques temps après, chez Metge à St Hilaire nous n’étions plus que 150 faucheurs, dont un reliquat de Verts, qui avaient suivi Simon de Toulouse. Les écharpes tricolores avaient soudainement disparues en même temps que les appuis des plus timorés des Faucheurs qui, dans leur zénitude intérieure, n’avaient pas encore compris que l’hyper-violence militaire, était dans nos démocratie, la seule et unique méthode de garder le pouvoir.

    C’est à ce moment là, bien en amont du moratoire, que certains groupes politiques, cherchent à toucher les dividendes de la lutte sociale enclenchée autour des OGM. Tout se complique donc un peu plus quand la politique politicienne s’en mêle en voulant capitaliser les résultats obtenus par José Bové, sur le front des OGM et de la « Malbouffe ». Suite au référendum sur le TCE, c’est le grand moment des CUAL qui va marquer un arrêt définitif de certains Faucheurs restés trop addicts à ce genre d’échéance. Il faut reconnaître à ce sujet que les FV et la lutte anti-OGM n’auraient jamais existé sans José Bové mais aussi que jamais ce dernier n’aurait eu cette audience, s’il n’avait pas été porté à bout de bras, par les anti-OGM et surtout s’il n’y avait jamais eu personne, pour aller les faucher.

    Si on suit bien l’histoire, suite aux menaces et aux violences politico-militaires et à celles de la FNSEA, il y a eu un départ massif de pacifistes non-violents et de sophistes Verts et aussi, suite aux instrumentalisations incessantes de petits groupes politiques, un départ important, de la frange la plus radicale dans son discours antimondialiste et dans ses méthodes. Malgré ces désaffections qui ont laissé un peu de place à quelques nouveaux venus, un petit nombre de FV34, a continué, sans se démobiliser, à faucher tout ce qui pouvait ressembler à un OGM. C’est aussi, dans ces eaux-basses que se situent les deux grèves de la faim. La dernière rue de la banque à Paris, a péniblement rassemblé une dizaine de personnes dont aucune de la Conf’, sauf si on considère que José Bové en était toujours leur porte-parole, ce qui n’était plus le cas. Dans la deuxième de ces grèves, sur 9 personnes plus les soutiens, le Territoire Local, place Jean-Pascal, Jean-Baptiste, Catherine, Jean-François, Dany, José, Chantal. Avec un soutient minimal, l’impact est maximal et le mouvement des FV obtient le gain du moratoire. Dans la logique des attentes sociétales et non politiques. Merci, à je ne sais trop qui !...

    La grève de la faim marque ainsi, un tournant dans la lutte mais ne résout pas les procès en cours qui continuent à fragiliser le mouvement. Suite au moratoire, le Grenelle de l’environnement démobilise encore un peu plus les quelques véritables activistes restant, car certains FV imaginent en interne, un montage qui les débarrasseraient à peu de frais du problème des OGM. A partir de là, au sein des réunions de coordination et des AG, on préférera remettre sans arrêt sur le tapis la question de la non-violence, des listes et de la Charte, comme s’il se passait continuellement des choses graves en son sein, plutôt que d’aller au turbin, sur les VrTH ! Simultanément, le mouvement clashe avec José Bové, qui après l’épisode de Lugos (procès de Bordeaux), préférera trouver une couverture qui lui évite la prison. Il ne prendra plus jamais part à une seule action, sauf, à Saubens, juste avant sa réélection...

    Parallèlement et même si dans son ensemble, la paternité du mouvement des FV est sans conteste, attribuée à Jean-Baptiste, personne à l’Arche n’a eu la capacité de prendre sa relève, ni d’ailleurs l’envie de peser au sein de ses structures autrement qu’en faisant quelques propositions d’actions qui deviennent au fur et à mesure, de plus en plus symboliques. Même si on peut penser que la solidarité financière de ce groupe a été importante par le passé pour la survie du mouvement, l’Arche aura du mal à se remettre de cette désaffection. De son côté, avec une figure tutélaire aussi importante au dessus de sa tête et toute l‘amitié et le respect qu’il porte à Jean-Baptiste, le groupe 34 s’est toujours situé, dans la perspective d’un fonctionnement en Collectif, mais malheureusement, sans toutefois aller jusqu’au bout de la démarche, ce qui le fait retomber plus vite que prévu dans le marigot des attentes politiques. Nous nous expliquerons, un peu plus loin, sur ce manque de perspective historique. Reste à parler ici longuement, de la non-violence qui est un des vrais acquis de cette période à conserver précieusement dans notre fonctionnement ().

    C’est après ces événement multiples qui compromettent son existence même que le mouvement des FV, se retrouve face aux affres de ses responsabilités futures car on découvre alors que les VrTH et les NBT, vont rapidement se substituer à la transgenèse de première génération, que les tourteaux de soja transgéniques continuent à être importés par millions de tonnes vers les élevages industriels français (AG de Riec et de Fontenay) et que les agrocarburants sont en passe de dévaster la plupart des écosystèmes de la Planète Terre.

    C’est l’action de Colmar (2010) avec quatre 34 dans son équipe, dont aucune figure connue, qui signe très tôt, une rupture des FV en tant que mouvement consensuel car cette action s’est faite contre l’avis de nombreux FV, contre l’avis de la direction de la Conf’ (Colin) et celle de sa commission viticole (Frissant), contre la FNE aussi, tous partisans des accords de Grenelle et peut-être même, contre l’avis de Greenpeace puisque Arnaud participait lui-aussi, à ces discussions. Enfin, une vrai action de désobéissants. Mais en France, pays de Descartes et du jacobinisme, on ne s’attaque pas impunément à la recherche publique. Faut-il être aveugle ! Le 34 à payé cash près de 60000 euros, cet excès de zèle... Merci Paulette !

    Pour le faire fonctionner un peu plus en accord avec son temps, se met alors en place au sein du mouvement des FV, une idée de Collectif largement soutenu par le 34. Sous certains angles, c’est cette troisième évolution, qui fait repartir le groupe des FV, d’une part vers des actions plus fortes et non-symboliques (Trèbes, Montbequi, Sète, toutes coorganisées par le 34) des actions qui aboutissent à la prolongation du moratoire et à la loi PS contre les OGM et d’autre part, vers de nouvelles formes de luttes, comme celles qui concernent les agrocarburants (action de Sète et dossier de presse de l’Hérault) et celle du glyphosate (action de Pézénas et dossier de presse de l’Hérault). A partir de là, si on observe un peu, les deux dernières actions de l’Hérault, elles débouchent sur une très grande réussite.

    L’action « glyphosate34 » a eu, conjointement aux autres actions nationales de ce type, des conséquences inattendues et notamment, celle de déboucher sur une remise en cause globale des protocoles d’homologation des pesticides, devant la cour de CJUE afin d’empêcher leur inscription ou leur renouvellement systématique. Qui avait réussi cela avant nous ? Sur la question du gaucho ou des néocotinoïdes, la Conf’ est restée pendant des années en pourparler avec les plus hautes autorités de ce pays. Qu’en est-il ? C’est cela qui s’analyse et qui prouve encore une fois, s’il était nécessaire que seules des actions de type FV peuvent aboutir à un résultat accéléré. Dans ce cadre, la seule question qu’il faut se poser est la suivante ; « C’est quand, la prochaine ?» car seules les actions peuvent servir de révélateur. Parallèlement, nous avons ralenti et peut-être arrêté, la machine glyphosate/monsanto, ce n’est pas peu. Dans le cas contraire, c’est à dire dans le cas d’un renouvellement, nous sommes déjà organisés pour continuer l’action. Parallèlement, nous avons découvert, que nous ne sommes pas les seuls à agir. Nous nous retrouvons, avec le CRIIGEN, Campagnes sans pesticides, Séralini, Marie Monique Robin, Générations Futures, Field Liberation, etc. Qu’en faisons-nous ? Je veux dire qu’en fait vraiment le Collectif.

    L’action sur le Port de Sète débouche, elle aussi, sur une situation inattendue. A partir de Janvier 2018, le groupe « Avril » est en passe d’arrêter la trituration des graines importées pour faire des agrocarburants. Au niveau national, il s’agit tout de même de près d’un million de tonnes de graines de colza, le plus souvent GM. Ce scénario avait été décrit dans le document de presse mais à plus ou moins, long terme. C’est arrivé immédiatement après l’action. Alors, allons nous prendre en compte que nous y sommes pour quelque chose ou allons nous encore une fois nous arrêter interminablement, sur les problèmes de solidarité autour des PV. Les amendes étant prises en charge par les caisses des collectifs, avançons sur ce qui est important : la définition de nos stratégies contre la filière des agrocarburants. Posons-nous la question de savoir si un procès contre les activités visiblement illégales de la multinationale Avril, peuvent être juridiquement attaquables ou bien, si une action à la Mède, par exemple, achèverait de plomber cette filière criminelle (déforestation des forêts primaires, destruction des écosystèmes, éradication des petits paysans, etc). Qu’est ce qui est le plus important, notre solidarité nombriliste, la vie des pauvres gens, la survie des écosystèmes ou les animaux gavés aux tourteaux de toutes natures ? A mon avis, ce sont ces pauvres vaches qu'il faut plaindre ainsi que les écosystèmes indonésiens !

    La difficulté, là où il n’y a pas encore d’OGM, comme par exemple dans le cas de l’huile de palme, étant de resituer clairement la légitimité de nos actions, autour d’une forme de lutte cohérente, par exemple, celle contre le Système Industriel. Et aussi, de prendre en compte les retombées de nos actions pour ne pas être pris entre deux feux, celui des travailleurs précarisés et celui des dirigeants qui niquent la planète... Dans ce cadre, il me semble que ce qui se passe actuellement entre: « Le Collectif des Faucheurs Volontaires Territoire », « Les Amis de la Terre », « La Confédération Paysanne » et les syndicats comme la CGT, est relativement intéressant en mode de fonctionnement. Cela nous permet entre autre, de continuer à alerter sur le fonctionnement actuel du Système Industriel ainsi que sur les dangers qu’il représente pour les salariés qui en dépendent.

    Après avoir acquis des compétences Alter avec la Conf’ et de non violence avec l’Arche, l’AG de La Vaquerie a plongé les Faucheurs actuels, au cœur d’un fonctionnement plus chaotique, celui des Collectifs. D’une approche sociologique relativement structuraliste qui le faisait fonctionner au centre de préoccupations immédiates (ici et maintenant), le Collectif des FV débouche petit à petit, vers une approche plus anthropologique (raisons de la colère, folklore, diversification, etc), ainsi que sur une nouvelle approche métaphysique des raisons de vivre ensemble, qui seront on l’espère, moins addicts à la politique. Il est grand temps, parce que si nous ne sortons pas de l’impasse relationnelle actuelle, nous allons nous diriger en interne, vers de nouvelles situations conflictuelles. La sortie douloureuse de l’AG de la Vacquerie le démontre. Pour ne pas retomber sur les mêmes erreurs que par le passé, c’est à dire dans un gauchisme de provocation, il faut que chacun des différents Collectifs acceptent de mettre dans le pot commun leur savoir faire historique, à la place de s’en servir en douce, dans un objectif continuel de prise de pouvoir...

    Cela dit, le problème reste entier car la tentative de projection vers cette nouvelle métaphysique (ce nouveau paradigme) est un chemin pavé d’embûches. En effet, pour exister différemment, il faut tout d’abord assumer ses différences et aussi savoir faire, comme nous avons su le faire à Sète, des propositions surréalistes aux responsables du Système Industriel. C’est donc, pour explorer cette nouvelle dimension des luttes que je propose ci-après, une analyse d’un des moments forts de cette AG, la rencontre avec P&MO ainsi qu’une nouvelle méthode pour dépasser nos contraintes historiques, l’approche par les systèmes.

     

     

     

     

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