Vous etes ici : Les Faucheurs Volontaires d'OGM / LES OGM ? / Les OGM, Quezako ? / article en lecture


 


  • Les semenciers

  • Les Scientifiques

  • Les Agriculteurs

  • Les Consommateurs

  • OGM et Pesticides

  • Les techniques en œuvre
  •  

     

     

     

    LES OGM, QUEZAKO ?

     
    DOCUMENTS

    Le 24-11-2015 / 10.41            





    LES OGM

      LES  OGM                                   


            Les Faucheurs Volontaires, citoyens ordinaires, désobéissants par nécessité, non violents par conviction  et cependant résistants, ont réagi aux OGM à partir de leur sentiment de citoyenneté blessée, d'être humain en danger dans sa pensée, ses choix, c'est à dire son autonomie si ce n'est  dans sa survie . Certains sont paysans, d'autres ont une formation scientifique ou technique ou toute autre.
            Depuis le début du mouvement, les Faucheurs se sont formés auprès  de scientifiques, de chercheurs  universitaires, d' historiens et philosophes qui leur  ont permis de développer des arguments, et ont témoigné dans des procès que les FV ont provoqués.


             Le dogme au coeur d'une théorie génétique plutôt simpliste à l'origine ( un gène --> une protéine --> un caractère ) et sur lequel  repose encore la fabrication d'ogm ainsi que les promesses  mirobolantes qui s'y rattachent, est chaque jour battu en brèche.                
    http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/genetique-genome-humain-bien-plus-souple-quon-ne-pensait-17224/


            La technique a un train d'avance sur les résultats scientifiques de la recherche fondamentale et cela n'a l'air de  préoccuper ni les industriels ni même beaucoup de scientifiques encore moins les politiques.  Ainsi il est permis de bricoler, à très grande échelle,  ce qu'on ne comprend pas encore. Les obsédés de l'innovation sont pressés, l'argent n'attend pas.

            Si l'on bidouille, dans ce grand jeu de légo aléatoire que semble être le génome d'un organisme vivant pour la techno-science, quelle que soit la technique  de manipulation on risque d'obtenir ce que l'on ne peut qu' appeler un OGM ou une PGM ( plante génétiquement modifiée ) et non une innocente plante.
     

                             -- Qu'il s'agisse, dans la transgénèse  d'un apport de gène venant d'une espèce donnée  ( une méduse par exemple ) dans le  génome d'une tout autre espèce ( une agnelle ou un riz, autre exemple ) réalisant des exploits technologiques ( des brebis dont les yeux s'allument la nuit ) revendiqués par des humains  qui ont grande hâte de devenir artistes sidéraux et nouveau Dieu. Foin de leurs ambitions démesurées. Nous n'avons pas confiance !
    De plus nous avons l'outrecuidance de dire que ce n'est sans doute pas là le problème de l'humanité aujourd'hui ni la solution à la moindre de ses questions.


                           -- La deuxième façon de fabriquer des OGM, la mutagénèse, est de provoquer une modification interne d'un gène par la grâce de catastrophes : irradiation par rayon  X ou gamma, tsunamis chimiques  administrés de façon réitérée sur la cellule jusqu'à ce qu'une ou plusieurs mutations adviennent dans le génome … ( plantes mutées ).

         La loi française ne considère pas de la même façon ces deux sortes de plantes, les unes ( plantes mutées ) seraient plus naturelles que les autres ( transgéniques )  et donc elles n'ont pas à satisfaire aux  mêmes contraintes légales et administratives  que ces dernières, avant leur mise sur le marché.

     Leur suivi n'est et ne sera pas possible .
     Donc, il sera impossible de prouver leur responsabilité en cas de crises sanitaires et environnementales.
     Ni vues ni connues elles ne peuvent ni être choisies ni refusées par les consommateurs.                                             
        Si la méthodologie de production de ces deux sortes de plantes est quelque peu différente, l'objectif visé est bien le même, les conséquences également.


           Au centre de cette construction dont les trois facettes, technique, scientifique et financière , sont complètement liées aujourd'hui, se trouve :

                                  1.    LE   BREVETAGE  DU  VIVANT

    Il paraît inadmissible, à certains, qu'il  y ait  de la gratuité, des biens commun, du partage, de la vie à respecter en tant que telle .  
    Qu'ils ne se fassent pas de soucis, la législation internationale de l'économie  via l'OMC, et les traités de libre-échange  signés en douce, renforcent le pouvoir des multinationales sur les gouvernements nationaux , se chargeant ainsi de remédier à ces derniers îlots d'autonomie, de solidarité, de gratuité.
    Les Partenariats Public - Privés sont, eux,  présentés  comme LA solution à tous les problèmes d'efficacité dans tous les domaines dont l'innovation biotechnologique, comme si c'était cette efficacité capitaliste qui manquait toujours aux sociétés humaines ! Les partenaires du privé sont ainsi bien placés pour pomper à la source les rentes qu'ils tireront des résultats de la recherche publique .

    Le brevetage du vivant, interdit jusqu'en 1980 aux E.U. et deux décennies plus tard en Europe, englobe de plus en plus de formes de vie jusqu'à frôler l'être humain. http://www.ogmdangers.org/action/brevet/arg_brevets.html


    Le brevetage du vivant et l'industrialisation de la production agricole , particulièrement semencière, ont rabaissé la nature vivante et toute sa complexité au rang d'objet dont la seule réalité est de servir les intérêts financiers et orgueilleux de quelques humains , lesquels sont en train de faire main basse  sur toute la nature :  les terres, les semences, l'eau , les sous sols , menaçant la fertilité des terres, la biodiversité , les ressources minérales …
    Les paysans sont les premières victimes du jusqu'au-boutisme du système ultra-libéral. Dans les pays émergents  ils doivent s'endetter, souvent jusqu'à la faillite, pour acheter, très cher, les semences OGM et le pesticide qui va avec, obligatoirement. Il y a seulement quelques décennies la création des hybrides F1 avait préparé les esprits à devoir racheter chaque année de nouvelles semences. Qu 'elle parait loin l'époque rétro où les paysans avaient le droit de ressemer ou d'échanger chaque année gratuitement les variétés qui leur semblaient les plus adaptées, et de décider eux-mêmes de leurs méthodes culturales. Au niveau de tout un peuple la perte de liberté quant au choix des semences entraine l'abandon  de sa souveraineté alimentaire.
    http://mobile.lemonde.fr/planete/article/2011/11/29/pour-les-agriculteurs-ressemer-sa-propre-recolte-sera-interdit-ou-taxe_1610778_3244.html?xtref=acc_dir


    La souveraineté alimentaire serait aussi de pouvoir choisir entre filière OGM ou bio ou ne serait ce que conventionnelle … Ce qui est impossible à cause des contaminations .

    De plus pour nous matérialistes , rationalistes , le vivant n'est que de la chimie alors en quoi cela pose t il problème de le manipuler comme un objet industriel ( le stocker / Standardiser / homogénéiser / conserver  / spéculer  etc … ) ? ou de la transformer de façon ridicule ?
    Mais le vivant c'est surtout du futur inconnu où pourra advenir du nouveau .
    A contrario breveter un "produit", standardisé et homogénéisé, c'est coller le présent sur tout futur, l'emprisonner dans une appartenance, c'est bloquer toute évolution.
    Les pro OGM ne seraient-ils pas des créationistes ?


                                           2. LES  MENSONGES  DES  FABRICANTS  D'OGM
     
    Ils nous ont promis  :

     LA  FIN  DE LA  FAIM : l'augmentation des rendements agricoles ?… Mensonge.... quelques chiffres donnés par la soil Association en 2002 et portant sur 6 ans d'évolution des rendements:      

    • Maïs bt   :  +2,6%
    • soja OGM  : - 5 à 10%
    • Colza   : - 7,5%

    même tendance jusqu'en en 2009.  ( Le coton OGM en Inde a également déçu, le mot est faible, les producteurs ).

    Ce qui s'est "amélioré" c'est la rentabilité dans les très grandes propriétés, des milliers d'hectares y sont traités par un seul homme, en avion, qui répand de grandes doses de pesticides auxquels les plantes OGM sont résistantes. Le prix à payer dans ces "déserts vert" ( un même soja ou maïs OGM est planté sur des milliers d'hectares ) est :                

           L'extreme pauvreté de la biodiversité,
           La dégradation ( très proche de la mort )des sols ,
           La ruine des petits paysans qui vont grossir les rangs des "sans terre" ,                    
          L'état de santé catastrophique des ruraux habitant en limite de ces immenses propriétés et qui "profitent" des épandages de pesticide .
     Mais quel semencier s'en préoccupe  ??  

     LA  DIMINUTION  DE  L'USAGE  DES   PESTICIDES

    Entre 95 et 98%  des OGM cultivés sont "pesticides"

    •  La plus grande partie est tolérante à un herbicide, c'est-à-dire que la plante que l'on cultive ne meurt pas, même plongée dans un océan d'herbicide, donc ce n'est plus la peine de prendre des précautions : les mauvaises herbes trépassent - presque toutes car il y a toujours des plantes adventices qui sont d'emblée résistantes. Au fur et à mesure du temps, ces résistances  vont se multiplier, entrainant l' augmentation des quantités  de pesticide.
    • D'autres OGM produisent eux- mêmes un insecticide que vous aurez la chance de déguster avec la plante puisqu'il est directement produit par celle ci et se trouve à l'intérieure d'elle-même. Ce sont, en particulier, les plantes bt, dont fait partie le maïs MON 810 . Quelle que soit la période de l'année la plante fabrique l'insecticide, elle en déborde.
    • Enfin, 20% des plantes sont porteuses des 2 mécanismes.


    Comme on le comprend, les plantes OGM ne permettent en rien de diminuer l'usage des pesticides , c'est à l'évidence le contraire, comme le démontre de plus quelques chiffres :  www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/1_glyphosate_herbicide.pdf.


     LA  LIBERTE  ALIMENTAIRE  par la possibilité de   DOUBLE  FILIERE  OGM et nonOGM                           
         La double filière est un leurre dont le but est de nous mettre, en douceur, par petits dépassements fréquents devant le fait accompli : "les OGM sont là … et il n'y  a pas de retour en arriere possible ". Déjà, dans les cultures conventionnelles un taux de 0,9% d'OGM est "normal". On est parti de 0% … alors, c'est un bel exemple de génération spontanée à moins que ça ne soit un manque d'étanchéité … Voulu ?  ou tout simplement impossible  à tenir .
    Et les dépassements, les accidents continuent à se produire, bientôt il faudra réajuster  à la hausse cette limite entre filière non-OGM et OGM, bientôt elle n'aura plus aucun sens : http://www.amisdelaterre.org/Du-colza-GM-francais-contamine-du.html


     LA  TRANSPARENCE
      C'est tout le système d'appréciation et de régulation des OGM qui est piraté par les industries semencières, même  l'OMS doit se ranger à la botte des Monsanto et autres prédateurs :
    http://www.amisdelaterre.org/Monsanto-emploie-un-service-entier.html
    http://www.infogm.org/L-AESA-une-independance-sous



      L'APPLICATION DU PRINCIPE  DE PRECAUTION  pour protéger santé et environnement s'il y a un doute, contre les  conséquences des OGM.
    Mais ce principe a été mis au placard et ridiculisé alors que des études ont prouvé  les effets secondaires - par l'intermédiaire des pesticides qui ont été plus largement répandus depuis les cultures d'OGM Round up Ready.
    Ces effets constatés sur des animaux de laboratoire et sur des nouveaux-nés humains, sont une augmentation des cancers, des troubles de la reproduction, des malformations neurologiques, des retards mentaux et autres troubles psychiatriques.
    Toutes les études prouvant cela ont été diffamées systématiquement.


                                                        3.  CONCLUSION

           Nous avons envisagé les OGM  d'un point de vue économique et technicien presque exclusivement.
           Quelle obéissance à ceux pour qui il n'est que cette grille de lecture du monde !!
         Pourtant il est une autre analyse qui court depuis quelques millénaires jusqu'à nous. On la trouve  dans la philosophie de la connaissance ( "épistémé" )  et dans la philosophie morale (praxis). Depuis l'antiquité les plus marquants des philosophes se sont attaqués aux dangers de la démesure portée par la " Techné ": Parménide, Platon, Aristote, Heidegger, jusqu'à Elull.

          L'Occident a croisé le chemin sur lequel Kant élaborait, en marchant, sa pensée touchant les limites des deux formes de rationalité : la raison objective qui s'occupe des fins et la raison instrumentale ou technicienne, "rentabiliste"  qui traite des moyens pour réaliser ces fins. C'est dans cette forme technicienne que s'incarne totalement le capitalisme et personne parmi les gardiens de l'ordre scientifique, parmi les politiciens et les industriels ne discutent plus des fins à atteindre et du pourquoi !

          L' unique question est d'augmenter, obstinément, une efficacité qui de fait n'est plus … efficace en terme de rendements surtout si l'on tient compte de tous les dégâts collatéraux sur l'environnement et la santé humaine. Mais tant pis il faut continuer dans la voie de la logique technicienne qui permet en tout cas l'accumulation du capital.

         Peut être qu'accumuler de l'argent est le seul moyen que certains ont trouvé pour garder un semblant de raison.


    Marie-Chantal & Paulette - FV34

     

     

     

     

    Mentions legales du site faucheurs-volontaires.fr

    NOUS CONTACTEZ PAR MAIL