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    Le 16-09-2018 / 19.19       VERSION IMPRIMABLE DE CET ARTICLE



    COMMENT MONSANTO A TOUJOURS TOUT FAIT POUR COUPER L'HERBE SOUS LE PIED DE SES DETRACTEURS

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/de-l-agent-orange-au-glyphosate-comment-monsanto-a-tout-fait-pour-couper-l-herbe-sous-le-pied-de-ses-detracteurs_2405936.html

    Un géant des produits phytosanitaires à la réputation sulfureuse. En 2016, Monsanto a dégagé un chiffre d'affaires de plus de 13 milliards de dollars. Notamment grâce à son produit phare : le glyphosate, présent dans le désherbant Roundup. Un puissant herbicide de plus en plus décrié, et qui a valu à la firme américaine d'être condamnée, vendredi 10 août, à verser près de 290 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier malade d'un cancer causé par l'utilisation de pesticides commercialisés par Monsanto.

    Mais Monsanto ne se résume pas seulement au glyphosate. Le groupe, fondé à Saint-Louis dans le Missouri (États-Unis), en 1901, s'est d'abord distingué en devenant le numéro 1 mondial dans la production de la saccharine, un édulcorant artificiel. Rapidement, l'entreprise s'est diversifiée dans la fabrication d'herbicides, puis les biotechnologies. Et les scandales ont commencé à fleurir. Franceinfo revient en cinq histoires sulfureuses sur la trajectoire de cette firme américaine en passe d'être rachetée par un autre géant de l'agrochimie, l'allemand Bayer.

    (...)

    Des rapports scientifiques manipulés sur les effets du glyphosate 

    Le désherbant Roundup, mis sur le marché en 1974, a également fait la fortune de Monsanto. En 2014, 826 000 tonnes de glyphosate ont été vendues sur la planète, selon une étude de l'Environmental Sciences Europe (en anglais), ce qui en fait le numéro 1 mondial des herbicides. Et pour implanter son produit, le géant de l'agrochimie n'a pas lésiné sur la publicité. En 1990, ce spot publicitaire met en scène un agriculteur qui explique que "Roundup il y a pas mieux pour désherber" et qu'il "n'hésite pas à en mettre partout" dans les champs.

    Sept ans plus tard, cet autre clip publicitaire a envahi les écrans de télévisions. Le Roundup est présenté comme le premier désherbant "biodégradable", qui "ne pollue ni la terre, ni l'os de Rex".

    Pour cette dernière publicité, Monsanto a été condamné deux fois, aux États-Unis et en France, pour "publicité mensongère", comme le rappelle Le Monde. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), dépendant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a classé officiellement en 2015 le glyphosate comme cancérogène pour l’animal et  "cancérogène probable" pour l’homme.

    Mais Monsanto n'a pas tardé à répliquer. Sa stratégie ? Le "ghost-writing", ou "écriture fantôme", comme l'a révélé Le Monde dans son enquête sur les "Monsanto papers", publiée mardi 4 octobre. "Nous sommes face à un énorme scandale sanitaire", estime Marie-Monique Robin, dans son documentaire, Le Roundup face à ses jugesdiffusé sur Arte, mardi 17 octobre. Des scientifiques, rémunérés par la multinationale, ont signé des textes montrant que le glyphosate n'est pas cancérigène. Or les grandes agences réglementaires (EPA aux Etats-Unis, EFSA et ECHA en Europe), chargées d’évaluer la dangerosité d’un produit avant et après sa mise sur le marché, se sont basées sur les données fournies par Monsanto. Contacté par franceinfo, Monsanto France assure que "dans la situation où des scientifiques Monsanto ont pu être impliqués pour aider à la rédaction de ces documents, leur participation était complètement appropriée, circonscrite et clairement énoncée."

    La firme refuse par ailleurs systématiquement de venir s'expliquer sur le glyphosate devant les députés européens. "Les eurodéputés essayent de faire le procès du glyphosate", a expliqué à franceinfo Monsanto France. Mais en coulisses, les soutiens s'activent. A commencer par la Glyphosate Task Force qui regroupe des industriels. Certains syndicats agricoles sont également des partisans de ce produit. En septembre dernier, la FNSEA (premier syndicat agricole français) a ainsi organisé une manifestation sur les Champs-Elysées, à Paris, pour défendre l'herbicide. Les États-membres de l'Union européenne doivent se prononcer le 25 octobre sur un prolongement, ou non, de dix ans de mise sur le marché du glyphosate.

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