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    Le 10-11-2018 / 08.00      





    LE PUTSCH DES GENETICIENS.

    Zombiland le 24 octobre 2018 - Des scientifiques représentant quelques instituts européens de recherche sur les plantes ont approuvé un document qui appelle instamment les décideurs européens à favoriser le verrouillage biologique dans les domaines de la phytochimie et de l’agro-industrie. Ces quelques scientifiques ont été profondément choqués par la récente décision de la Cour de Justice de l’Union Européennes (CJUE) qui pourrait conduire, à une interdiction de facto de la sélection de cultures transgéniques. D’après eux, les agriculteurs européens pourraient ainsi être privés d'une nouvelle génération de chimères de laboratoire, (donc plus sensibles aux aléas climatiques et encore un peu plus génétiquement verrouillées), des variétés qui sont absolument nécessaires pour répondre aux futurs rendements financiers des multinationales semencières. Après les innombrables actions de lobbyisme de ces dernières auprès des parlementaires européens, cette déclaration de guerre, est la preuve d'une entente solidaire entre les entreprises semencières et certains chercheurs et universitaires, contre les conséquences régulatrices de cette décision.

    RÉPONSE DES FAUCHEURS VOLONTAIRES  ET AVIS DU COMITÉ D'ÉTHIQUE DE L'INRA

    Pour les chercheurs concernés, l’amélioration des cultures a été patiemment réalisée pendant des siècles au moyen de techniques classiques de sélection des plantes, toutes conduisant à des modifications le plus souvent phénotypiques qui étaient, selon les différents cas de figures, soit éliminées par le temps, soit maintenues par la descendance. Pour eux, les techniques industrielles représentent une nouvelle étape dans la sélection végétale car elles permettent d'apporter rapidement des modifications illusoires avec une efficacité et une précision très élevées, sans qu’on puisse vérifier par la simulation, le maintien des caractères trafiqués.

    Les méthodes industrielles d'amélioration des plantes ont accéléré les changements climatiques

    L’agriculture nourrit le monde à la seule condition que les agrosystèmes et que les paysans survivent. De ce fait, la dégradation des systèmes agraires par les techniques industrielles lors des 100 dernières années, a été l’un des plus grands vecteur du changement climatique. Parallèlement, les cultures « modernes » sont devenues, de plus en plus intolérantes aux environnements en mutation et, leurs critères de sélection ont démontré et démontrent encore aujourd'hui, une grande incapacité des scientifiques à prévoir ces changements ainsi qu’à anticiper les changements d’habitudes alimentaires. C’est ainsi que la sélection de précision, une méthode de sélection de cultures dénaturées, basée sur l'édition du génome, a simplement permis jusqu’à ce jour, d’obtenir certains cultivars qui véhiculent le cancer et d’autres organismes modifiés qui passent la barrière des espèces. L’ablation d’une partie du génome, peut aussi contribuer à dégénérer rapidement les cultures, en empêchant les facteurs d’adaptation ou les interactions génétiques de s’exprimer localement. Dans l’avenir, certains scientistes, prévoient que l'élevage de précision sera également utilisé pour générer des cultures ayant une composition nutritionnelle insipide, une digestibilité accélérée ce qui pose le problème de l’adaptation de notre propre flore intestinale, une teneur plus faible en composants nutritionnels, c’est à dire en fibres, de nouvelles formes d’allergénicité ou des plantes répondant moins bien aux intrants, ce qui présente un risque direct de plus, pour notre environnement.

    Des instituts européens de recherche sur les plantes lancent un appel au putsch.

    Pour les génoinformaticiens putschistes, les conséquences d’une réglementation régulatrice des méthodes de sélection des plantes transgéniques par la CJUE, seront d’une trop grande portée car elle vont mettre un point final à la prise en main de l’agriculture européenne par le dépôt de brevet. Pour eux, cela entraînera des retards en matière d'agriculture industrielle et désavantagera les multinationales présentes en Europe. Pour les réfractaires au tout génétique par contre, les impacts de cette décision en terme de compréhension des méthodes d’endoctrinement massal, seront énormes.

    Afin de consolider leur recherche de domination par l’agro-industrie, les signataires de cette prise de position demandent un nouveau cadre réglementaire qui les débarrassent une bonne fois pour toutes, de tout regard extérieur et de toute régulation sociale, ce qui leur permettrait d’enterrer leurs erreurs de calcul en toute impunité, grâce à des outils technologiques qui malheureusement pour eux, n’existent pas encore.

    Doc Zinzin, ci-contre, directeur scientifique des processus d’acceptabilité sociale au sein des universités européennes, est l'un des initiateurs de cette tentative de prise de pouvoir : «L’impulsion partisane que nous avons reçu pour cette initiative de la part des industriels de la semence en perdition a été considérable, dès le début. Cela illustre clairement que la régulation sociale par les instances européennes afin d’éviter ce type de noyautage technologique, nous empêche d’apporter encore plus rapidement des solutions définitives à l'agriculture car nous sommes de plus en plus gênés par un cadre réglementaire qui nous demande des preuves scientifiques sur l’efficacité et la non-dangerosité de nos recherches. Avec cette forme de putsch larvé, nous espérons échapper à l'élaboration de politiques fondées sur des données sociologiquement objectivées, ce qui est d'une importance cruciale pour notre vision sectaire du monde. »

     


    Historique et projection d’une erreur stratégique : Le CRISPR-CAS9 à l’épreuve de la réalité. (Article en cours de rédaction)

     

     

     

     

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